Allez, continue de découvrir les gens.

Cette semaine, à l’occasion du départ de M., j’ai enchainé les pots. Un par soir. Overdose de gens, de bruit, de conversations dont je ne vois pas trop l’intérêt. Hier soir on est restés ensemble jusqu’à 4h, les 3 mecs étaient en train de faire mumuse sur Tinder, j’ai donc découvert que ce truc n’était en fait pas une appli de rencontres culs gay mais encore une merde sociale où on valide ou on jette les gens en 2 secondes selon leurs photos de profil. Je n’y arrive pas. J’ai de grosses tendances misanthropes, mais quelque chose me gêne dans tout ça. Je rejette le principe de se dire que les relations humaines, superficielles ou pas, ne sont qu’un jeu.

En parlant de relations humaines, je pense avoir touché le fond avec M.
Je lui ai balancé en 2h ce qu’on dit à quelqu’un qu’on apprend à connaître en six mois. J’ai compacté tout le processus naturel en une logorrhée alcoolisée uniquement dans le but de me soulager et ne pas avoir ce sentiment désagréable d’inachevé, de ‘pas eu le temps’, de mauvais timing.
À la place, maintenant, j’ai un petit arrière-goût d’indécence et de raté personnel. J’ai l’impression d’être à la fin du collège en juin ou en colonie de vacances avant le départ, quand on fait de grandes déclarations d’amitiés tout en sentant que ça ne sert à rien, parce que le temps et la distance font toujours super bien leur taf.

Et je ne sais toujours pas ce qu’il pense de moi.


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15/08/2014 En vrac