Samedi, j’ai assisté à une conférence organisée par la Gaieté Lyrique pendant laquelle Keita Takahashi, le
créateur de Katamary Damacy, expliquait au public ses différents projets tout en illustrant ses dires sur Photoshop à l’aide d’une tablette graphique.

Dans l’ordre : cerveau droit et gauche, oeil, main, oreille, sein, narines, boules.

C’était assez pénible à écouter, car K. Takahashi, ne parlant pas très bien anglais, avait préparé son discours sur papier et galérait visiblement pour lire et prononcer.
Le plus important, cela dit : était-ce intéressant ? Dans un sens, oui.
Ce créateur de jeu nous a expliqué en substance que ce qui l’amenait à faire un jeu ou une sculpture était une envie de combiner des trucs. Un rhinocéros et une boite à mouchoirs, une table et un robot, une chèvre et un pot de fleur. Des fantasmes de gosses réalisés en grand, pour résumer. Et surtout, de manière simple, sans symbolique alambiquée derrière et en mettant le jeu vidéo à une place qui a pu en surprendre certains. À la 2309ème place du classement des choses nécessaires à l’être humain, en fait. À celui qui lui a demandé “qu’en est-il du besoin de s’amuser”, il a répondu de façon ô combien juste “il y a des centaines d’autres choses existantes pour s’amuser”. Voilà ce que j’ai aimé de cette conférence, en fait. Certes, nous sommes dans un temple à la gloire de la culture numérique, l’intervenant à créé un jeu “culte” vendu de part le monde, mais n’hésite pas pour autant à désacraliser tout ça.
Depuis mes années de fac d’Arts Plastique, j’admets avoir une immense méfiance pour tout ce qu’on colle sur la création, les symboliques à la con, la masturbation intellectuelle, la prétention parfois affichée de ceux qui créent, et là j’étais ravie d’entendre quelqu’un de reconnu (dans le milieu de la création numérique en tout cas), dire qu’après tout, ce ne sont que des pixels. Et que les choses simples fonctionnent très bien aussi. Ça repose.

Après la conférence, tout le monde est sorti pour dessiner à la craie devant la Gaieté (pour rester dans le trip “faisons des trucs amusants et simples”, je suppose), ceux qui le voulaient pouvaient discuter avec K. Takahashi, à la cool.

Je pense que j’irai à d’autres conférences de ce type, histoire de voir si tout ça (le rapport à la création) est une histoire de différence culturelle ou de personne. Je penche pour la différence culturelle, cela dit.

 

Ah, et sinon le nouveau Bloc Party est écoutable ici. J’avais eu un peu peur en entendant Octopus, mais en fait ça (me) va, il y a du bon sur l’album, même si la deuxième partie se mollise un peu du genou. Et oui, dans “bon”, je mets Kettling, qui sonne comme du Box Car Racer incluant un solo à la Corgan période Siamese Dreams avec des bouts d’années 80 dedans.

14/08/2012 Art Pas de commentaire

Je suis allée ce week-end à l’expo d’Aya Takano To Lose Is To Gain à la galerie Perrotin. Cette expo tourne autour des thèmes du passé / présent / futur, en y incluant des références à la catastrophe du 11 mars 2011 au Japon (tremblement de terre + tsunami, si vous ne re-situez pas). La présentation des œuvres dans la première salle est plutôt intéressante puisque vous vous baladez au milieu de petits formats recto-verso en forme de losanges, suspendus au plafond. La seconde salle est plutôt axée sur le passé, avec de grand tableaux inspirés du Japon traditionnel, et la troisième salle présente des dessins de petits formats.

 

Le travail d’Aya Takano peut rappeler celui d’Audrey Kawasaki, pour le côté très “sexualité / sensualité adolescente”, même si les personnages de Takano sont tellement stylisés qu’ils perdent un peu toute notion d’âge ou de sexe. En ce qui me concerne, certains tableaux de la deuxième salle m’ont laissée un peu perplexe… Car Aya Takano maîtrise de toute évidence ses compositions et l’utilisation de la couleur, mais parfois, on a vraiment l’impression qu’elle a fini ses tableaux à la va-vite, sans pouvoir déterminer fermement si c’est un effet de style ou de la flemme (en même temps, ça peut arriver à tout le monde, la flemme…). J’avais déjà eu cette impression lors d’une de ses expos précédentes, Towards Eternity, où de bonnes grosses coulures de peinture ornaient certains tableaux.

Cela étant dit, Aya Takano reste une de mes artistes préférée du collectif KaiKai Kiki, pour ses couleurs, l’absence d’apesanteur qui caractérise la plupart de ses scènes et ses personnages mous et longilignes. Ok, dit comme ça, “mou et longiligne” ça ne fait pas forcément envie, mais allez voir ^^

Jusqu’au 28 juillet, à la seconde Galerie Perrotin, 10 impasse Saint-Claude 75003 (M° St Sébastien-Froissart). C’est gratuit, autant en profiter.

Si vous voulez en savoir plus sur Aya Takano : Cliquez ici.

KaiKai Kiki est le collectif artistique de Takashi Murakami – sorte d’Andy Warhol japonais -, dont fait partie entre autres Chiho Aoshima (ah, si on avait eu droit à la même chose dans le métro parisien *__*) > Pour plus d’infos, cliquez là (en anglais).

Voilà voilà.

Par un heureux hasard, je me suis retrouvée avec des pass pour la Nuit des musées hier soir à Paris, au Grand et au Petit Palais. Vu le joli temps automnal (…) qu’il faisait, j’étais assez contente de ne pas avoir à faire la queue plus de 5 minutes, en fait… ^^

J’ai donc pu voir l’exposition Odilon Redon (qui ne m’a pas laissé de souvenir impérissable, je pense être relativement hermétique à son style), puis les collections permanentes du Petit Palais (qui par contre m’ont donné l’envie d’y retourner pour voir en détail encore plus de choses, surtout ce qui touche à l’Art Nouveau) et enfin, zeu installation d’Anish Kapoor dans la Nef du Grand Palais. Je ne sais pas si ça vaut le coup de faire la queue 3h pour voir son Leviathan, mais l’expérience est définitivement intéressante, si vous aimez les choses monumentales. Certains ont trouvé ça décontenançant, d’autres effrayant (ah?), certains y ont vu le ventre de la mère (un petit soucis avec ton Oedipe ?), moi j’y ai vu un système digestif (un truc à régler avec la nourriture, peut-être ?) et j’ai aimé la taille et la perte de repères visuels et sonore, d’autant plus que la nuit, la visite devient vraiment abstraite.Si ça vous tente, vous avez jusqu’au 23 juin.

 

J’ai pris pas mal de photos floues de la bête, j’avais connement oublié que mon objectif était en mise au point manuelle… (dans ces cas -là je me répète simplement “one fail a day keeps your dignity away”, hein), mais aussi des photos moins floues, ça sera pour un prochain post, quand j’aurai eu le temps de trier et corriger les photos. En attendant, l’iphone a été mon ami :
Wow, 3 posts en 2 jours, c’est la fête.

I found out about her through Audrey Kawasaki’s twitter.
I’m not really much into the now not-too-original portrait of little-girls/women, apart from the fierce looking ones (Sachiko, Haruka or Tora)
I like the surreal landscape and colors better.