Je suis allée ce week-end à l’expo d’Aya Takano To Lose Is To Gain à la galerie Perrotin. Cette expo tourne autour des thèmes du passé / présent / futur, en y incluant des références à la catastrophe du 11 mars 2011 au Japon (tremblement de terre + tsunami, si vous ne re-situez pas). La présentation des œuvres dans la première salle est plutôt intéressante puisque vous vous baladez au milieu de petits formats recto-verso en forme de losanges, suspendus au plafond. La seconde salle est plutôt axée sur le passé, avec de grand tableaux inspirés du Japon traditionnel, et la troisième salle présente des dessins de petits formats.

 

Le travail d’Aya Takano peut rappeler celui d’Audrey Kawasaki, pour le côté très “sexualité / sensualité adolescente”, même si les personnages de Takano sont tellement stylisés qu’ils perdent un peu toute notion d’âge ou de sexe. En ce qui me concerne, certains tableaux de la deuxième salle m’ont laissée un peu perplexe… Car Aya Takano maîtrise de toute évidence ses compositions et l’utilisation de la couleur, mais parfois, on a vraiment l’impression qu’elle a fini ses tableaux à la va-vite, sans pouvoir déterminer fermement si c’est un effet de style ou de la flemme (en même temps, ça peut arriver à tout le monde, la flemme…). J’avais déjà eu cette impression lors d’une de ses expos précédentes, Towards Eternity, où de bonnes grosses coulures de peinture ornaient certains tableaux.

Cela étant dit, Aya Takano reste une de mes artistes préférée du collectif KaiKai Kiki, pour ses couleurs, l’absence d’apesanteur qui caractérise la plupart de ses scènes et ses personnages mous et longilignes. Ok, dit comme ça, “mou et longiligne” ça ne fait pas forcément envie, mais allez voir ^^

Jusqu’au 28 juillet, à la seconde Galerie Perrotin, 10 impasse Saint-Claude 75003 (M° St Sébastien-Froissart). C’est gratuit, autant en profiter.

Si vous voulez en savoir plus sur Aya Takano : Cliquez ici.

KaiKai Kiki est le collectif artistique de Takashi Murakami – sorte d’Andy Warhol japonais -, dont fait partie entre autres Chiho Aoshima (ah, si on avait eu droit à la même chose dans le métro parisien *__*) > Pour plus d’infos, cliquez là (en anglais).

Voilà voilà.

J’aime la Gaieté Lyrique, d’abord pour son mobilier (j’ai toujours une folle envie de me barrer avec une demi-douzaine de leurs dodécaèdres, mais je doute que que ce soit très discret…), mais aussi pour ses expos plus “détendues” que dans les musées ou galeries traditionnelles, puisque l’on peut – la plupart des fois – toucher et photographier les installations.  En ce moment se tient l’expo “Jouez le jeu“, pas seulement orientée sur les jeux vidéos mais tout ce qui est “interaction ludique”. Sans trop en dire (c’est toujours mieux de découvrir sur place), l’installation nommée Electricity Comes from Other Planets, par Fred & Company vaut presque à elle seule la visite, visuellement et sur le plan sonore, surtout quand il y a un peu de monde qui l’essaie / l’utilise en même temps. J’ai loupé une partie du parcours, cependant, soit par manque de clarté dans le plan soit par manque de temps… je me suis un peu pressée car je pensais que ça fermait à 18h, alors que c’était 19… Pas grave, j’ai pris la carte d’adhérent, je vais pouvoir y retourner autant de fois que je veux, maintenant, mwohoho ! \o/

Toutes les installations ne m’ont pas autant plues, notamment certains jeux vidéos, j’ai plus apprécié les jeux qui demandaient une implication physique, simple mais vraiment fun. L’installation Meow Town m’a aussi tapé dans l’oeil, mais ça c’est l’effet chat + 8bits. J’ai aussi obtenu le privilège d’entrer dans la salle Bonus pour changer l’humeur du bâtiment (final du jeu de piste The Building Is…), ce qui m’a donc donné l’occasion de parler burne de Noël avec le gentil employé de la Gaieté qui m’a accompagnée (oui, tout ceci est très obscur, mais si vous avez l’occasion de rentrer dans cette salle vous comprendrez, si si.)

Si vous êtes à Paris ou à proximité et que l’expo vous tente, c’est jusqu’au 12 août. Et notez que la Gaieté Lyrique a eu la très bonne idée de limiter l’accès à l’exposition par tranche horaire, histoire que tout le monde puisse profiter un minimum des installations sans se marcher dessus. Vous pouvez acheter vos places là-bas, on vous dira à partir de quelle heure vous pouvez rentrer dans l’expo, en attendant vous pourrez accéder à l’espace Jeux Vidéos et au Centre de ressources (et ses meubles).

Par un heureux hasard, je me suis retrouvée avec des pass pour la Nuit des musées hier soir à Paris, au Grand et au Petit Palais. Vu le joli temps automnal (…) qu’il faisait, j’étais assez contente de ne pas avoir à faire la queue plus de 5 minutes, en fait… ^^

J’ai donc pu voir l’exposition Odilon Redon (qui ne m’a pas laissé de souvenir impérissable, je pense être relativement hermétique à son style), puis les collections permanentes du Petit Palais (qui par contre m’ont donné l’envie d’y retourner pour voir en détail encore plus de choses, surtout ce qui touche à l’Art Nouveau) et enfin, zeu installation d’Anish Kapoor dans la Nef du Grand Palais. Je ne sais pas si ça vaut le coup de faire la queue 3h pour voir son Leviathan, mais l’expérience est définitivement intéressante, si vous aimez les choses monumentales. Certains ont trouvé ça décontenançant, d’autres effrayant (ah?), certains y ont vu le ventre de la mère (un petit soucis avec ton Oedipe ?), moi j’y ai vu un système digestif (un truc à régler avec la nourriture, peut-être ?) et j’ai aimé la taille et la perte de repères visuels et sonore, d’autant plus que la nuit, la visite devient vraiment abstraite.Si ça vous tente, vous avez jusqu’au 23 juin.

 

J’ai pris pas mal de photos floues de la bête, j’avais connement oublié que mon objectif était en mise au point manuelle… (dans ces cas -là je me répète simplement “one fail a day keeps your dignity away”, hein), mais aussi des photos moins floues, ça sera pour un prochain post, quand j’aurai eu le temps de trier et corriger les photos. En attendant, l’iphone a été mon ami :
Wow, 3 posts en 2 jours, c’est la fête.