Ce que j’aime avec Audrey Tautou, c’est que quoi qu’elle joue, elle n’aura jamais l’air douce.

Elle me fait penser à ma grand-mère.

Affiche WIR

Je reviens du cinéma, où j’ai vu Wreck It Ralph (ou “Les mondes de Ralph” en VF). Après une première moitié limite lourde dans les thématiques abordées – un mal aimé et le classique enfant à problème, là elle est pixelxique… – et bourrée de fan service pour trentenaire, la seconde partie est bien divertissante, c’est joli, certaines références deviennent enfin subtiles.

Je n’ai pas trouvé le film mauvais, c’est un bon divertissement d’avant-fêtes, qui en plus concrétise mon fantasme de pré-ado, quand j’étais à fond dans les jeux vidéos et que je vivais en 8-bits dans ma tête.
Je pense toutefois que tout comme Aladdin qui a assez mal vieilli, toutes les références pop (l’apparition furtive de Skrillex, Rihanna et AKB48 dans la BO) ou alimentaires (Oréo, Nesquick, Coca et Mentos…) tomberont à plat dans quelques années, quand on aura oublié de quoi il s’agit. La question que je me pose au final, c’est : que donne ce film pour ceux qui n’ont pas grandi avec le jeu vidéo, qui s’en foutent de Q*Bert ou n’ont jamais joué à la version arcade 8-bit de Donkey Kong ? (Aucune idée, je n’ai aucun de ces spécimens à disposition. Flippant, quand j’y pense. Il faut que je change d’amis.)

J’ai quand même fait relâche samedi dernier, et suis allée voir Spiderman.

La palme de la moisissure ultime étant décernée au Spiderman 3 de Sam Raimi, je ne peux pas décemment dire que cette nouvelle version est moisie. Mais c’est vraiment pour ados et – je sais, c’est un tantinet étrange de dire ça pour un film de super-héros – trop de situations ne sont pas crédibles.  L’évolution du personnage est trop rapide : il découvre ses pouvoirs, pof en une journée il maîtrise et en plus en profite pour faire le con, il se chope la meuf en deux-deux, meuf qui parle comme une sage alors qu’elle n’a que 17 ans et accessoirement un poste totalement irréaliste pour son âge dans un labo ultra-moderne. Les scènes “entre jeunes” méritent une petite référence à Twilight, voire à High School Musical à un certain moment… Ajoutons à ça que le principe de l’identité secrète est méchamment mis à mal, et ce, toujours aussi rapidement. Même dans Iron Man il attend la fin pour l’annoncer, enfin !

À côté de ça, il y a pas mal d’humour dans le film, peut-être un peu trop parfois, mais certaines séquences sont tout de même savoureuses (Stan Lee, bibliothèque, musique classique). Le jeu d’acteur des uns et des autres n’est pas mauvais, et Andrew Garfield passe assez bien pour  un ado (il a 28 ans, le Garenne, quand même).

Et bon, ça c’est pour la déformation professionnelle, mais pour une fois que les animations de Spidey sont pas mal, bien “chorégraphiées” et les différentes poses bien intégrées, meuh qu’est-ce que c’est que ces incrustations et animations toutes merdiques de lézards ??! Ils ont engagé l’équipe de CG de Xéna la Guerrière ou bien ?

Comme j’aaaaaaime les films de super-héros, ben j’irai voir le deux. Et puis s’il est pourri, j’irai mettre un cierge pour que Joss Whedon s’occupe du prochain.

Et puis comme quand j’entends “Andrew Garfield”, je pense à Garfield tout court, je ne pouvais finir cet article qu’avec ceci :

© PAWS – Jim Davis

Pour alterner daubage et bavardage guilleret, je vais aujourd’hui vous dire ceci :

The Avengers, c’est bien. Ça met un certain temps à se mettre en place, mais je suis sortie de la salle bien contente d’avoir vu un Marvel où ENFIN, Banner / Hulk est… cool. Le mec qui joue Thor a le charisme d’un yaourt, et parfois je me suis dit “WTF?”, mais dans l’ensemble, plus ça avance plus le film devient bon.
Joss Whedon, j’te kiffe, j’te love.

Le prénom : je vais très rarement voir des films français, et puis là, me suis dit, pourquoi pas, certainement à cause de l’affiche de la pièce qui était dessinée par Claire Brétecher que j’apprécie beaucoup. Et bien, je me suis bien marrée. C’est certes une adaptation de théatre, des engueulades à la pelle, ça crie donc beaucoup, mais les répliques sont bien senties et les personnages pas mal du tout. Donc, bonne surprise.

J’ai acheté de quoi me faire des tampons à Junku. J’ai donc dessiné, creusé et tamponné de la libellule à 3h du matin, et suis plutôt contente du résultat. Ça m’a rappelé la linogravure pratiquée au lycée, tiens.

C’est bien, les veilles de jours fériés.

Au cours de pérégrinations sur 4chan, j’étais tombée sur un dessin version cul de Raiponce. J’avais bien aimé le dessin, admirative du talent du dessinateur pour reproduire et le style du film et les détails veineux d’un chibre, et je m’étais accessoirement dit… “Tiens, faudrait qu’un jour je le mate, pour voir, et en plus ça fait longtemps que je n’ai pas vu de Disney”.

Très longtemps même.

Je crois que le dernier c’était Kuzco… Ah non, j’ai vu Wall-E aussi (très booooon, d’ailleurs). Bref. Disons que ça faisait longtemps que je n’avais pas vu de conte à la sauce Disney, et de manière générale je ne regarde que rarement des films d’animation en 3D. J’ai donc en quelque sorte découvert à quoi ressemblait un film pour enfant en 2011.

J’avoue, j’ai reste un petit peu circonspecte. J’avais le souvenir que Disney c’était un peu la promesse d’une qualité de malade, avec des animations à tomber (non, ils n’ont jamais utilisé la rotoscopie ni fait de copier-coller de séquences entières, nooooooooon, vous êtes mauvaises langues), des séquences réalisées à la main comme autrefois en 18 mois rien que pour le personnage principal qui se met le doigt dans le nez, réalisme de dingue, blablabla.

Là j’ai un vu un cartoon aux couleurs de Mon Petit Poney, où certes il y a de très chouettes moments (les expressions du cheval sont assez formidables, notamment), mais où le character design m’a laissée perplexe. C’est amusant, il y a 20 ans, les dessins animés japonais étaient moqués de partout notamment à cause des proportions faciales des personnages, or là, quand on regarde Raiponce… elle a un profil digne d’un personnage d’Akemi Takada et les yeux si grands qu’elle doit se coltiner une ésotropie quasi-permanente (ésotropie = avoir un oeil qui dit merde à l’autre. Ça doit être chiant dans la vraie vie, mais sur la plupart des personnages en 3D à grands yeux, faudrait penser à y remédier, les mecs, il doit y avoir moyen, si, si…). Bref. L’animation ne m’a pas bluffée, et certains éléments du décor paraissaient même bâclés (le moment où elle met les pieds dans l’eau pour la première fois… C’est quoi cette eau toute droit sortie de Bryce 3D ???), les personnages m’ont rappelé certaines marionnettes des Guignols de l’info ou des Minikeums, avec une texture/couleur de chewing-gum à l’abricot, et les chansons… C’est moi ou c’est de plus en plus niais ?

 

Non, mais il est joli et tout, et bien classique dans le thème princesse et roturier charmeur, le tout accompagné de faire-valoirs sympathiques et méchants vilains-pas-beaux qui finissent tous par crever (Enfin non. Disparaître. On ne meurt pas dans un Disney, d’ailleurs il n’y a même pas de sang sur la lame quand on plante quelqu’un). Et le générique de fin était assez cool graphiquement.
Je crois seulement que mon âme d’enfant est définitivement morte, tuée à coup de pierres, et enterrée sous un bon paquet de déchets nucléaires.

 

En parlant de déchets nucléaires, je pense que les propriétaires de ce resto doivent se dire que ce n’était pas une si bonne idée de l’appeler comme ça, en fait.

 

12
1 2