Bon, j’ai un problème de prénom.

Un prénom auquel j’aimerai tellement ne plus penser. Manque de pot pour moi, c’est un des prénoms les plus communs en français et même en anglais, et je l’entends, je le vois partout. À la télé, dans les magazines, au bureau quand  je dois bosser avec quelqu’un qui le porte. Partout. Tous les jours.

Pas si facile d’oublier cette petite pute personne et de passer à autre chose.

Tout ce que je peux souhaiter, c’est qu’à force de les entendre, ces syllabes finissent par se diluer dans la masse et devenir aussi insignifiantes qu’elle.

En attendant ? Crève, salope.

La semaine dernière, ma voisine de bureau a évoqué au cours d’une conversation le livre de Lolita Pille, Hell. Je l’avais lu, et en avais un souvenir mitigé. J’avais aimé le côté nihiliste des personnages principaux, Hell et Andrea, mais trouvais l’histoire trop adolescente et le style litttéraire pas abouti et presque fatigant. J’ai pourtant décidé de le relire, pour voir si ma première impression persisterait. Au final, je l’ai plus aimé qu’à ma première lecture. Je crois que j’ai un faible pour les livres remplis de mysanthropie. Et au milieu des phrases trop longues, il y a quand même quelques passages drôles. Une fois le livre fermé, je me suis dit “tiens, restons dans le thème, matons le film”. J’avais ouï dire que c’était une bouse, j’étais donc prévenue.
MON DIEU, COMME J’ÉTAIS LOIN DE LA VÉRITÉ.

Je pense que de toute l’année, ma dépense la plus inutile a été celle de ces 2,99€ sur Canaplay.
J’ai failli arrêter de regarder le film avant la fin, en fait.
Les protagonistes sont sensées êtres des bombes, des mini-putes de luxes habillées en total-look Gucci, et là les actrices semblent tout droit sorties d’un casting pour les Années Collèges (ou Seconde B, pour rester dans les productions françaises) sponsorisé par C&A. L’héroïne est sensée être très belle et très folle, et là… ben… non. Andrea est sensé haïr le monde entier, au même niveau que Hell, voire un peu plus, et là il est plus du style à calmer sa douce quand elle fustige une vieille aristo à un dîner de charité. HEEEEEEIN? Où est passé le sarcasme, le cynisme et la rage adolescente ? Aux chiottes, semble-t-il. On a même droit à la mère éplorée qui implore son fils d’arrêter de déconner. Mazette.

Ce film est chiant.

 

Du même auteur, j’ai lu Bubble Gum. Je l’ai trouvé assez pervers celui-là. J’ai beaucoup aimé, donc.