Tout ce que je souhaite aux nanas qui se font relooker pour plaire à leur conjoint (généralement tout aussi mal fagotés), c’est de finir par se trouver trop bien pour eux et de se barrer avec un mec moins atrophié du bulbe.

13/10/2012 TV Pas de commentaire

La mode, en ce moment à la télévision, ce sont les “séries” basées sur des histoires “vraies”. C’est vrai, la télé-réalité ne suffisait plus, il fallait bien scénariser la vraie vie pour combler les trous dans la grille des programmes. Sur TF1 nous avons donc : Au nom de la vérité et Mon histoire vraie. Sur France 2, précurseur dans le style : Le jour où tout a basculé. Et sur la 3 : Si près de chez vous. Il ne manque plus que M6 pour nous produire un magnifique petit programme court, si possible mal joué et filmé avec ce qui ressemble à un camescope. Le seul qui s’en tire correctement niveau budget, c’est Mon histoire vraie. L’image est un chouilla plus travaillée et les acteurs ne sont pas totalement désespérants (mais il y a encore du boulot… le pompier vu dans l’épisode d’aujourd’hui faisait un superbe massage cardiaque avec les bras pliés sur l’estomac d’un vieux monsieur, par exemple). Et il y a tant d’inventivité dans le générique… Des photos qui se déchirent pour révéler ce qui se cache derrière une première image, c’est bô. Surtout celle où derrière le portrait de famille on voit la même avec un cercueil à la verticale à la place du mari. Subtil.

Quand je regarde ces programme, je pense toujours aux acteurs qui se compromettent là-dedans. Est-ce qu’on leur demande de mal jouer ? Si ce n’est pas le cas, se rendent-ils compte qu’ils jouent vraiment comme des merdes ? Croient-ils que ça va les aider à faire carrière ? Et s’ils réussissent quand même, seront-ils préparés psychologiquement à la rediffusion de leurs exploits dans une émission du type Les enfants de la télé ?
Tant de questions, tant de suspense !

Allez, un petit best-of :

24/09/2012 TV 2 commentaires

Ils arrêtent Bref, donc. Je n’ai jamais regardé la série en direct, mais régulièrement je me fais des sessions de plusieurs épisodes sur le site de Canal. Et ces derniers temps, je trouvais intrigant l’histoire qu’ils avaient mis en place. Intrigant car je considère Bref comme un des étendards de la culture du Rien, et je voudrai bien voir comment les auteurs vont conclure la relation du personnage principal (on ne va pas parler de héros, hein) avec sa nana. Car quand je regarde les derniers épisodes orientés sur sa vie amoureuse, je vois quelque chose de tellement… lâche. Le personnage principal se trouve une meuf, finit par vivre avec sans l’avoir vraiment choisi, la privilégie à son plan cul seulement parce qu’elle a un appart, et la trompe un soir de beuverie sans pouvoir assumer ensuite. Alors certes, la série joue sur les faiblesses du trentenaire, les personnages principaux qui n’ont rien d’exceptionnel sont le meilleur moyen pour le spectateur de s’identifier à lui, mais au final, je trouve que c’est un tableau bien peu reluisant du mec lambda qui nous est présenté. Je ne suis pas naïve concernant le genre humain, mais j’aime à croire que le mec lambda n’est pas aussi naze que ça (ou alors je n’ai croisé que des mecs pas lambda ? Ok, il y a peut-être de ça aussi).
Tout ça m’a rappelé Scott Pilgrim (le comic plus que le film). Même toile de fond. Un mec normal qui fait de la merde avec toutes les filles qu’il croise car il est immature et couard. Et qui à force de faire du caca, s’en prend plein la tronche, gagne de l’XP* à la fin, grandit un peu et assume ce qu’il est et surtout ce qu’il fait. Happy End, et puis comme on l’a vu évoluer, on l’aime encore plus, ce perso qui au départ n’avait pas grand chose pour lui.

Alors, je suis très curieuse de voir ce que seront les derniers épisodes de Bref.

Vont-ils la jouer à la Scott Pilgrim ou vont-il entériner le principe du loser ? Pour une fois, je crois que je regarderai en direct…

 

Et puisqu’on en parle : ♫ The Clash at Demonhead / Black Sheep ♫

 

*XP > référence au jeux vidéos, eXPérience, monter en niveau, tout ça.

Crédit photo > Bryan Lee O’Malley / Canal +

30/06/2012 TV Pas de commentaire

Les séries anglaises, c’est bien, mangez-en.

 

J’étais déjà friande de quelques-unes, comme Jonathan Creek, Dr Who, Torchwood (de la SF, des thèmes parfois bien durs, du cul et Spike dedans, que demander de plus ?)… Puis je suis tombée sur Skins saison 1 il y a deux ans environ, par hasard, en farfouillant sur Canal Play (je suis très vite passée à la VO, je vous rassure). Une très bonne bande son, des personnages complexes et ambivalents, des jolies couleurs, et puis, des fois, du sang des larmes du vomi du sperme, dans la face du télespectateur, comme ça. Depuis, c’est marrant, les séries US sur les ados me paraissent assez comiques. Chiantes, en fait.

Bref, récemment, j’ai entendu parler de Misfits. Là, roooooh, nouvelle bonne surprise. Visuellement d’abord, avec une colorimétrie bleu-gris et une utilisation bien marquée d’une sorte d’effet tilt-shift vertical sur pas mal de plans, et puis ensuite et surtout le scénario et les personnages, quoi… Si je résume, cinq ASBOs (Anti Social Behaviour Order – en gros ce sont de petits déliquants condamnés à des travaux d’intérêt général) se retrouvent avec des super-pouvoirs liés à leur caractère après avoir été touchés par la foudre. Simon l’introverti – copie conforme de Ian Curtis – devient invisible, Kelly la parano à l’accent monstrueusement formidable se met à entendre les pensées des gens, Alisha la bonasse écervelée se retrouve à manquer de se faire violer à chaque fois que quelqu’un la touche (c’est donc ce qu’on appelle un pouvoir de merde, oui), etc.
Évidemment, ils ne sont pas les seuls à avoir changé après le fameux orage… eh oui, ce serait pas drôle sinon…

Ce que j’aime – entre autres – dans cette série, c’est l’absence de justification niaiseuse à la quelle on pourrait avoir droit si c’était une production française ou américaine. Pas de flashback sur une enfance malheureuse ou une blessure enfouie, les personnages se sont retrouvés avec un ASBO parce qu’ils ont merdé, point. Exemple : le personnage de Nathan se fait virer de chez sa mère et n’a pas les rapports les plus cordiaux du monde avec son père, mais c’est bien son irrespect et son excès de confiance en lui qui l’amènent à porter la seyante combinaison orange du Community Service. Curtis, sportif de haut niveau et petite célébrité locale, s’est fait choper pour une histoire de coke et a foutu sa carrière en l’air, tout seul comme un grand. Etc. L’absence de sentimentalisme de ce côté là est très… reposant, je trouve.

Alors évidemment, la série n’est pas parfaite non plus, par exemple la manière de se débarasser des personnages est un peu trop répétitive à mon goût (“oh, tiens il est mort” – Eh les gars, tout le monde crêve super facilement dans cette série, c’est pour éviter les prises de tête scénaristiques pour les prochains épisodes ou bien ?) et il y a parfois une légère surenchère dans le trash, notamment de la part de Nathan, mais le reste est tellement bon et parfois con que je leur pardonne.

<digression>
Notons : les séries anglaises ont quand même l’art de rendre bonnards à mes yeux les personnages les plus improbables. Déjà, quand je matais Jonathan Creek, j’en étais arrivée à trouver Alan Davies sexy (alors qu’objectivement, déshabillé, il ressemble à un gros ver blanc et qu’en plus il a un cheveu sur la langue), dans Skins, c’est Sid que je trouvais trop choupinou (ahem) et là dans Misfits, je me retrouve à rêver de décroûter la braguette du petit Simon, qui dans sa version actuelle (vous comprendrez en regardant la série), ressemble quand même de façon troublante à une version Hitlerjugend de Brian Molko. Sauf que Brian Molko me fait penser à un troll, surtout quand il rit.
Mais rassurez-vous, je ne suis pas totalement perdue pour la société, car jamais ô grand jamais je n’ai fantasmé sur la tête d’abruti du Docteur quand il était joué par David Tennant.
L’honneur est donc sauf.
</fin de la digression>

Le truc cruel, c’est que chaque saison ne dure que 6 épisodes (+ 1 épisode spécial de Noël parfois), et que la prochaine saison de Misfits n’est prévue que pour Novembre 2011. Putain, l’attente va être longue.

Je finirai donc sur ces citations profondément philosophiques :

I wanna piss on your tits. (Simon)

et, le plus beau pour la fin…

I tripled myself. (Nathan)

P.S. : pour l’explication du titre, c’est ici.