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Voilà. Je suis sensée faire un peu gaffe en cette fin de moi difficile, je passe à la FNAC et PAF ! 2 livres et 2 carnets.

Fut un temps, dans ma prime jeunesse, quand je jouais dans un groupe, je me baladais toujours avec un ou deux carnets pour noter des idées de paroles, des suites d’accords, le tout agrémenté de dessins, comme à la bonne époque des études d’Arts Plastiques. J’en ai rempli pas mal, des carnets, puis lorsque j’ai arrêté le groupe, plus rien. Impossibilité totale de me remettre à mettre quoi que ce soit sur papier. Et à l’époque, j’étais totalement contre l’idée d’utiliser un de ces carnets qui commençaient à pulluler et qui ne me semblaient être que des versions vaguement hype des cahiers de coloriages destinés aux enfants. Pour moi la création devait rester nôôôôôble, graaaaaande, venir du fond des tripes, voyez-vous (toi aussi, peint avec ta bile, allez).

J’ai fini par changer d’avis (je ne vous fait pas tout le cheminement qui m’a amené à desserrer les fesses, ce serait trop long).

J’ai commencé avec les cahiers “J’ai toujours rêvé d’être un artiste“. L’idée d’avoir des “exercices” à faire chaque semaine me paraissait pas mal, de quoi me remettre en selle voire peut-être même de progresser sans trop y penser. Manque de bol, la qualité du papier était tellement merdique que ce soit au feutres ou aux crayons de couleur le résultat faisait vraiment trop cahier de coloriage à deux balles. C’est con, l’idée était bonne. Cela dit, ces cahiers ont tout de même eu l’effet escompté, puisque je me suis acheté un bien joli Moleskine grand format, qui est désormais à moitié rempli. Meilleur score depuis bien longtemps, et ce n’est pas fini.

Parenthèse sur pourquoi le Moleskine est est un bon carnet pour dessiner (en dehors de la soit-disant légende du carnet d’écrivain) : le papier est épais, le grain très fin, en gros on peut noircir une page au feutre ou à l’encre, ça ne gondole pas et ça ne traverse pas non plus. Ajoutons à ça que la façon dont la reliure est faite permet de l’ouvrir vraiment à plat, ce qui permet de dessiner sur 2 pages sans subir le machiavélique creux-d’entre-deux-pages-qui-fait-vraiment-chier-pour-tracer-des-lignes-ou-colorer-proprement. Voilà.

Mais donc, n’ayant plus rien contre les carnets de création assistée, je me suis acheté le Keel’s Simple Diary, histoire de tester (aucun rapport mais il sent le bois humide, le mien. J’aime bien, ça fait très “forêt après la pluie”. Ou “vieille cave”, mais sans les araignées), et tous les tant de temps, je butte une page de mon Wreck This Journal.

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Celui-là est pas mal comme thérapie pour ceux et celles qui n’osent pas commencer un carnet de peur de l’abîmer, ou les maniaques de la couleur-qui-ne-déborde-pas, le but étant de lui faire sa fête de toutes les manières possibles et inimaginables. Oui, j’ai craché du café dessus. Et j’ai aimé. Bon, en revanche, je l’ai scratché using a sharp object de façon relativement propre et  je n’ai pas encore osé l’emporter dans la douche avec moi, mais ça ne saurait tarder.

 

 

Aucun rapport, mais pourquoi la voix-off de la pub comptoir de la mode rigole comme une connasse après avoir massacré sorti 3 phrases avec son accent à couper au couteau mais certainement so fashion ?
Ça me fait un peu le même effet que les pubs Esprit avec leurs monologues philosophico-new-age en VOST.
Je reste dubitative.

À l’époque du nouvel album, j’aimais bien t.A.T.u. La prod glaciale, les mélodies répétitives, les voix éraillées de pré-pubères, le “c’est presque de la dance de merde mais on a évité de peu”, Trevor Horn qui s’occupe de l’album anglophone, les clips mal montés et ultra 1er degré, les performances lives toutes pourries, tout ça. Et aussi le côté glauque que donnait le mélange “producteur un peu louche + gamines” – exhib pour l’une et coincée pour l’autre (cf. le clip de Prostye Dvizhenia). Tenez, d’ailleurs si vous voulez du glauquissimo, matez le docu Anatomy of t.A.T.u., c’est assez spé comme ambiance.

Même maintenant, je ne crache pas sur un petit Nas ne dogonyat ou un Obezyanka Nol de temps à autres. Oui, tant qu’à faire, je les écoute en russe, je n’y comprends pas grand chose mais je trouve ça plus expressif.

Tout ça pour dire que j’aimais bien la brune, Yulia, je lui trouvais vraiment une jolie tronche (cf. Fig 1, à droite) malgré sa tendance, passé 2003, à se dessiner les sourcils au marqueur.

 

Fig. 1 

Quand soudain, au détour d’une session de “Tiens-mais-que-sont-elles-devenues”…

Fig. … euh… Preuve 2.


Comment dire… ?

Ah oui.

PUTAAAAIN !!
MAIS POURQUOI, YULIA, POURQUOI ???!!
Ok, tu parles pas français alors je te le fais en russe : POCHEMU, YOULIA, BORDELOV ??!

 

Certes, elle se trouve certainement charmante, c’est tout le mal que je lui souhaite, de se plaire, et puis elle est allée toute seule comme une grande se faire… euh… arranger la gueule, mais euh, ça pique un peu les yeux. Surtout quand on se dit qu’elle n’a que 27 ans.

Et en mouvement c’est encore mieux, tout en classe et en finesse (la fille, le scénario du clip, la totale) :

Et la rousse, Lena, dans tout ça ? Eh bien elle s’en est plutôt bien sortie (physiquement. On ne parle pas musicalement, hein, bien sûr…)

Na zdoróvye.

Quand j’ai commencé à m’intéresser à Internet, c’était en 98, ça coûtait une blinde et c’était parfois facturé à la minute, les sites étaient moches, et on trouvait n’importe quoi.

On pouvait se fasciner pour une page remplie de gif animés avec une musique de fond en boucle, ou sur l’existence même de Rotten.com (oh, des vraies photos bien gores d’un mec décapité par une hélice d’hélicoptère, trop cool !). Les layouts de sites piquaient souvent les yeux, fonds en gif animé et curseurs personnalisés, petites étoiles qui volaient partout, bon goût et classe à toutes les pages.

Et puis, il y a eu l’accélération des modems, l’ADSL, avec la démocratisation d’internet il y a eu une bonne grosse vague de politiquement correct et de nettoyage graphique sur les sites et les blogs. Enfin j’en ai eu l’impression.

Puis 4chan, truc quand même un peu obscur et très orienté otaku (vu la gueule du site, sérieusement ça donne pas envie) et mine d’or de trucs de cul et de mème bien cons.

Puis Tumblr.
Je m’étais inscrite à tumblr peu après l’apparition du site dans l’espoir de trouver un système de blog pratique pour poster et pas prise de tête, puis j’avais oublié. En me repenchant sur le sujet, alléchée par le nombre de conneries qu’on peut y trouver, j’ai commencé à surfer de tumblr en tumblr, et ai donc découvert une espèce de mélange un peu spé de beaucoup de choses que je pensais être encore un peu underground… sauf que là c’est pas underground.

Tumblr, si je résume, c’est l’endroit où tu peux tomber sur la page d’une minette de 15 ans, avec un joli fond tout rose, un header avec des noeuds et des roses qui clignotent, chaque post étant signalé par une jolie petite croix gammée, et rempli d’une alternance de photos d’elle en culotte, de gifs animés très colorés qui disent “I want to die”, des photos de mannequins parce que c’est trop classe la haute couture (et puis ça motive pour maigrir aussi), des illustrations EroGuro (c’est vrai que c’est super cool l’image d’une écolière de 13 ans en train de se faire mettre pendant qu’elle perd ses intestins), des images de chatons trop mignons, et d’innombrables photos tirées de Marie-Antoinette de S. Coppola, pour rester dans le thème rose poudré. Ah oui, et des macarons aussi.
TOUT ÇA EN MÊME TEMPS, WOOHOO !

Ceci dit, on trouve des trucs chouettes et drôles sur Tumblr, seulement parfois ce que j’y trouve me laisse un tantinet perplexe, surtout associé à l’âge de ceux qui postent.

Je dois être devenue vieille*, peut-être.
Ou pas.

 

Et sinon, à part ça, des années après Hamster dance, durant quelques jours les gens de part le monde ont été fasciné par Nyan Cat.
L’internet est en train de boucler sur lui-même.

 

*Pas assez vieille pour ne pas en ouvrir un, quand même. Oh. 

À la place des gosses, j’aurai peur de lui ressembler…